Cette phrase lancée en l’air par les anciens du village n’est pas anodine. Elle résume à elle seule des rites ruraux bien ancrés et rythmés par les saisons.
Le 19 mars, le printemps arrive.

Si tant est qu’on tente l’oreille (et que l’environnement s’y prête) on entend ici et là les oiseaux chanter.
Ils annoncent leurs fiançailles et leur mariage futur.
Le retour au jardin.
De nombreux oiseaux ont élu domicile dans notre jardin et sous nos toits. Des moineaux, bien entendu, mais aussi un couple de mésanges, des pies (les coquines!), des étourneaux, des hirondelles (qui attendent encore un peu pour revenir) et des Rougequeue.
À l’aube de chaque printemps, ceux nés la saison précédente reviennent nicher à l’abri, sous le chêneau de la véranda.
Là, le mâle, reconnaissable à son plumage gris anthracite, veille sur son amoureuse, d’une teinte grise, plus claire.
Un couple étonnant que j’ai choisi d’honorer à l’aquarelle :
Et de décliner sur marque-page et carte format polaroïd :




